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Bonjour, cette histoire de sandwich nous est arrivé à mon mari et à moi l’année dernière à l’UGC des Halles justement ! Nous avions acheté un sandwich au subway et nous avons été contraints de les jeter ! Dans un premier temps nous nous sommes présentés avec nos billets d’entrée sans cacher le petit ac subway, la personne de l’entrée de la salle nous a refusés, elle a appelé le Directeur, personne ingrate et très brutale. Le Directeur nous a demandé sans formule de politesse et sur un ton très sec de jeter nos sandwichs ou de "dégager" (merci de l’acceuil, après avoir déboursé le prix de 2 entrées, je trouve ses manières fort peu commerciales !). Nous avons refusé de les jeter, nous avons promis de ne pas les consommer dans la salle, nous avons même proposé de les laisser en consigne et de les récupérer à la sortie, mais nous étions opposés au fait de jeter la nourriture ! De plus, certains spectateurs sont entrés avec des produits de chez eux sans problème ! Le Directeur a appelé la Police et ceux ci sont venus à deux et nous ont tenus les mêmes propos ! (Je pensais que la Police aurait trouvé un compromis, mais on voit bien qu’ils se connaissent !) Les Policiers peu courtois nous ont traité comme des délinquants, ils ont employé un ton très haut, tout le monde a pu assister à la scène ! Au final, nous avons été contraint de jeter devant eux la nourriture à la poubelle, en ouvrant tous les paquets ! (Comme si nous étions revenus pour fouiller les poubelles !) Cette humiliation publique et le fait qu’on ai jeté de la nourriture (ils n’ont même pas accepté que nous la donnions aux clochards qui sont toujours présents aux abords du cinéma !), nous a beaucoup blessé. Nous avons loupé le début du film, mais aucun dédommagement ! C’est une honte pour UGC et la Police des Halles qui marche dans cette combine ! Ils se font offrir des places ? C’est à se demander ! Ca fait plaisir que ce genre d’histoire ait été rendue publique ! UGC n’a pas honte de donner une telle réponse ?

Delphine le 6 février 2010

"A force de s’attaquer à son public, cette industrie de plus en plus illégitime doit s’attendre a être traitée en ennemie."

Effectivement, cette conclusion me paraît tout à fait pertinente.

Et cette histoire est vraiment pathétique : à la fois pour la police, et pour UGC... Merci de ce témoignage

zotero le 6 février 2010

Les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 juifs parisiens, dont 4.115 enfants, étaient arrêtés par la police française au cours d’une opération baptisée cyniquement "vent printanier". La plupart d’entre eux mourront à Auschwitz.

Passée dans l’histoire sous le nom de "rafle du Vélodrome d’hiver", du nom du lieu où une partie d’entre eux ont été conduits avant leur transfert vers les camps d’internement de Drancy, Beaune-la-Rolande ou Pithiviers, cette vague d’arrestations ne fut ni la première, ni la dernière. Mais elle a été la plus massive.

Les premières rafles ont eu lieu le 14 mai 1941, les dernières au printemps 1944. En tout, 76.000 juifs de France ont été déportés vers les camps nazis, dont bien peu sont revenus.

4.500 policiers, selon les chiffres généralement retenus, 7.000 selon l’écrivain Maurice Rajsfus (dans "La rafle du Vel d’hiv", Que sais-je) ont pris part à l’opération des 16 et 17 juillet organisée à la demande des autorités d’occupation, mais sans leur participation. En outre une cinquantaine d’autobus de la compagnie du métropolitain ont été réquisitionnés avec leurs conducteurs.

La rafle devait en principe concerner les seuls juifs étrangers (la déportation des juifs de nationalité française viendrait plus tard) dont une liste avait été dressée mais les autorités françaises ont pris l’initiative d’y adjoindre les enfants, et devant l’insuffisance de la "prise" (la police tablait sur 22.000 arrestations) on s’est parfois montré peu regardant sur la nationalité.

La rumeur circulait depuis quelque temps d’une telle opération parmi la population juive, mais certains pensaient qu’elle ne concernerait que les hommes comme les précédentes, d’autres ne pouvaient pas y croire, la plupart de toutes façons n’avaient pas où aller.

La circulaire du directeur de la police municipale Emile Hennequin précisait que les opérations devaient être effectuées "avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire". Les enfants ne devaient pas être confiés aux voisins mais emmenés en même temps que les parents.

Les célibataires et les couples sans enfants ont été conduits directement au camp de Drancy, ouvert en août 1941, en vue d’une déportation rapide vers Auschwitz, tandis que les familles étaient dans un premier temps emmenés au vélodrome d’hiver.

Elles y resteront plusieurs jours dans des conditions épouvantables, car rien n’avait été prévu pour elles, ni sanitaires, ni eau, ni nourriture, ni matelas. Les gens, qui n’avaient eu le droit d’emporter que deux bagages dont un de vivres, s’entassaient sur les gradins parmi les pleurs des enfants et les odeurs d’excréments.

La collaboration de la police française à la chasse aux juifs décidée par les nazis dans la zone d’occupation avait été facilitée par la politique résolument antisémite adoptée par le régime de Vichy dès son installation : il instituait un "statut des juifs" le 3 octobre 1940, interdisait toute une série de professions (avocat, médecin, magistrat etc.) aux juifs, créait le 29 mars 1941 un "commissariat aux questions juives"...

En zone occupée le port de l’étoile jaune avait été imposée aux juifs le 7 juin 1942. Dès lors, pour ceux qui n’avaient pas eu les moyens de fuir, ou qui n’avaient pas pu éviter de se faire recenser en octobre 1940, il n’y avait plus d’échappatoire.

AFP.

1942 le 7 février 2010

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